25 mars 2014: Wienerberger et Recticel Insulation entament un chantier pilote
Dans une rénovation poussée, comment marier architecture, confort intérieur, efficience énergétique et durabilité pour créer un ensemble cohérent? Comment la rénovation approfondie de la toiture et de la façade à l'aide d'une isolation de qualité et le parachèvement avec des tuiles en terre cuite influencent-ils le confort intérieur et l'efficience énergétique? Quel degré d'étanchéité à l'air permettent-ils d'obtenir? Quel investissement une amélioration par étapes du niveau E exige-t-elle?
Pour pouvoir répondre à ces questions, Wienerberger et Recticel Insulation ont entamé un chantier pilote à Espierres en collaboration avec l'Université Catholique de Louvain (KUL) et l'architecte Cyndie Hanssens (du cabinet d'architecture avdk Architecten). Avec comme devise pour ce projet 'mesurer, c'est savoir', car tous les paramètres importants seront suivis de près. Entre-temps, un second chantier pilote est en préparation à Malines.

Le concept architectural

La maison à Espierres date d’environ 1900, comptant quatre façades et reposant partiellement sur une cave, et a été érigée avec des murs pleins. D'un point de vue technique, la structure est encore en bon état, mais la toiture et les murs n'ont pas été isolés, et la maison souffre de sérieux problèmes d'humidité ascensionnelle et de formation de moisissures consécutives aux ponts thermiques. Au niveau tant esthétique qu'énergétique, une rénovation en profondeur s'imposait.
Le maître de l'ouvrage voulait à tout prix conserver plusieurs éléments authentiques, notamment les jolies voûtes, la hauteur agréable des pièces au rez-de-chaussée et le volume de la mansarde. Une isolation par l'intérieur n'était donc pas possible. En outre, il souhaitait une rénovation durable devant mettre le volume davantage en évidence. En concertation avec l'architecte, le choix s'est porté sur une tuile en terre cuite Plato pour la toiture et une tuile en terre cuite Façatile pour la façade. Ces tuiles signées Koramic se marient en effet parfaitement, de telle sorte qu'une fois le parachèvement terminé, la façade donnera l'impression de se plier pour donner forme au toit. Autre avantage: le couvreur pourra se charger de l'ensemble du parachèvement, ce qui profitera tant au budget qu'au timing du chantier.

Le concept énergétique


Pour parvenir à une rénovation basse énergie ont été prises les mesures suivantes en matière d'isolation. Sur la structure portante de la toiture seront placés 20 cm d'isolant Powerroof (2 couches de 10 cm). Il s’agit d’un système de panneaux rigides en Taufoam by Recticel avec un comportement au feu amélioré. La toiture sarking ainsi réalisée sera parachevée avec des tuiles en terre cuite.
Les murs seront isolés avec 20 cm d'isolant Powerwall. Ces panneaux d’isolation seront posés en quinconce en 2 couches de 10 cm et formeront une enveloppe continue derrière le lattis en bois sur lequel seront fixées les tuiles en terre cuite Façatile, et ce afin d'exclure les ponts thermiques. La combinaison de ces deux panneaux d’isolation super-isolants et à l’épreuve du feu assure un bouclier d'isolation en continu.
Toutes les menuiseries extérieures seront renouvelées. Pour lutter contre l'humidité ascensionnelle, des saignées seront réalisées à la base des façades. La cave ne fera pas partie du volume isolé. Un système de ventilation C sera installé. Pour le chauffage, le choix s'est porté sur des radiateurs au rez-de-chaussée et dans la salle de bains. Dans le living sera installé un poêle approprié pour une maison basse énergie. L'eau chaude sanitaire sera désormais également disponible au rez-de-chaussée, ce qui n'était pas le cas avant la rénovation.

Mesurer, c'est savoir…

Pour traduire l'impact de la rénovation basse énergie en chiffres, Wienerberger et Recticel Insulation ont initié un partenariat avec la section physique de construction du département de génie civil de la KUL. Le confort intérieur, la consommation énergétique, l'étanchéité à l'air et les nœuds constructifs seront ainsi contrôlés pendant une période suffisamment longue pendant et après les travaux.
- Le confort intérieur sera évalué sur la base de trois critères: l'humidité relative de l'air, la température intérieure et la qualité de l'air intérieur (CO2).
- L'étanchéité à l'air sera déterminée et procédant à des tests d'infiltrométrie à différents moments. Cela permettra aussi de déterminer séparément les conséquences des travaux de plafonnage sur l'étanchéité à l'air.
- La consommation énergétique sera surveillée grâce aux données conservées par les occupants avant les travaux, aux relevés des compteurs et aux factures d'énergie, et sera ensuite comparée aux relevés des compteurs et aux factures d'énergie une fois les travaux terminés.
- Les nœuds constructifs et la qualité d'exécution seront contrôlés à l'aide de relevés infrarouges avant et après les travaux.

En rénovation, réfléchissez avant d'agir

Une fois tous les résultats connus, ceux-ci pourront servir de base pour élaborer une approche efficace pour la rénovation basse énergie de maisons comparables à celle d'Espierres. L'objectif consiste à ce que les maîtres d'ouvrage saisissent mieux la portée de certaines interventions et évitent ainsi autant que possible les dépenses inutiles ou peu efficientes.
Un exercice similaire est actuellement en préparation pour une maison mitoyenne datant de 1952 à Malines, où les travaux débuteront fin 2013. Précisément en même temps que la fin programmée des travaux à Espierres.