04 décembre 2012: Réduire sa facture d'énergie en 4 étapes avec renoveraveclenergie.be
Depuis 2009, le prix du gaz naturel a augmenté de 25%, le mazout de 80%. Sans prendre en compte les avantages comme la réduction d’émission de CO2, l'augmentation du confort vital et de la valeur de la maison, rénover en visant l'économie d'énergie n’a jamais été aussi important. Ne fût-ce que pour réduire les dépenses. Toutefois, beaucoup de maisons laissent encore échapper trop de chaleur avec des dépassements de frais de chauffage de 58%. Concrètement, cela revient à payer un surplus d'environ 1.450 euros par an. Ce montant, qui s'échappe littéralement de votre maison, peut être récupéré facilement de quatre façons : en isolant la toiture ou le grenier, en posant du vitrage haut rendement, en installant une chaudière à condensation ou une pompe à chaleur et en dotant les murs extérieurs d'une isolation supplémentaire. Ce sont les quatre mesures que préconise le site internet www.renoveraveclenergie.be pour les régions wallonne et bruxelloise. Si elles impliquent certains investissements,  elles permettent en revanche d'économiser des frais d'énergie et peuvent se récupérer rapidement grâce aux primes et avantages fiscaux. Quelques maîtres de l'ouvrage ont appliqué les conseils de www.renoveraveclenergie.be dans leurs travaux de rénovation et en témoignent…

Première étape : isoler la toiture ou le plancher du grenier

Béatrice Thonon de Charleroi a posé sur le plancher de son grenier (superficie 60 m²) 22 cm d'isolation Isoconfort 35. Comme c'est facile à mettre en œuvre, elle l'a fait elle-même. Cela lui a permis de réduire sa consommation de gaz de 30%. "C'est en effet un rendement élevé," confirme Béatrice,"et cela pour un investissement de 90 euro à peine. En effet, j'ai payé 570 euro (TVA comprise) pour le matériau d'isolation, mais j'ai récupéré 8 euro/m² de primes (480 euro). La différence de 90 euro, je l'ai récupérée après 3 mois déjà. Une économie de 30% sur la facture de gaz revient pour moi à environ 310 euro par an."

Charles Bogaert a isolé cette année la toiture de sa maison à Bruxelles. Son entrepreneur a posé en tout 
60 m² d'isolant Powerroof® de 10 cm d'épaisseur qu'il a recouvert de tuiles tempête rustiques, Pottelberg 44. "En ce qui me concerne, l'économie d'énergie et la durabilité sont des priorités. Les tuiles en terre cuite étaient donc un choix évident", explique Charles. "Pour perdre le moins d'espace possible sous les combles qui forment l'espace réservé aux enfants, j'ai opté pour des panneaux d'isolation en  polyuréthane à poser de l'extérieur. Des panneaux d’isolation en polyuréthane se posent à l’extérieur de la structure de la toiture (méthode sarking) et ont une excellente valeur d’isolation. J'ai payé pour les panneaux d'isolation, la sous-toiture et les tuiles, un montant total d'environ 100 euro/m². J'ai donc effectué un investissement total de 6.000 euro," calcule Charles, "mais dès que l'isolation de toiture atteint la valeur R = 4, les habitants de Bruxelles peuvent compter sur une prime de 15 euro/m² à laquelle s'ajoute, pour certaines zones, une prime supplémentaire à la rénovation. Si l'investissement reste néanmoins considérable, j'ai calculé que cette mesure de rénovation qui vise à réduire la consommation d'énergie me permettra d'économiser quelque 350 euro par an de frais de chauffage. En moins de 15 ans j'aurai récupéré l'investissement tandis que la valeur de ma maison aura également augmenté."  
   
Deuxième étape : remplacer le simple vitrage par du vitrage haut rendement 

La famille Wouters a acheté une belle maison rénovée à Bruxelles. Mais les fenêtres de 6m² étaient toutes les trois dotées de simple vitrage tandis que les profils étaient en mauvais état. Il y avait des courants d'air et la chaleur (et l'argent) s'évaporait par les interstices. Cet été, les châssis et les vitrages ont été remplacés. La menuiserie est réalisée en PVC à profils multichambres de Deceuninck. Monsieur Wouters nous explique : "Nous avons choisi Deceuninck pour le grand éventail de coloris et de styles. Le simulateur de couleurs sur le site nous a aidés à trouver le profil et la couleur qui nous convenaient. Mais l'excellente valeur U du coefficient de transmission thermique a également joué un rôle décisif. La valeur des performances thermiques des profils de Deceuninck est supérieure aux exigences légales et PEB. Toutefois, l'économie majeure fut réalisée en remplaçant le simple vitrage par du vitrage haut rendement de Saint-Gobain Glass, qui isole trois fois mieux qu'un double vitrage ordinaire avec une valeur U de 1,1 W/m²K.  La Région de Bruxelles-Capitale nous a attribué une prime supplémentaire de 15 euro le m² que nous pouvions déjà obtenir pour une valeur U de 1,3. La facture du vitrage s'élevait à 1.480 euro, dont nous avons récupéré 45 euro (catégorie moyenne)  x 18 = 810 € / m², plafonné à 50% de la facture. Nous avons donc payé 740 euro. Cet investissement, nous l'avons récupéré en un peu plus d'un an car l'intervention nous a permis de réaliser une économie annuelle d'environ 520 euro sur notre facture d'énergie." 

Troisième étape : installer une chaudière à condensation ou une pompe à chaleur 

Laurent et Isabelle de Bruxelles étaient jusqu'il y a peu les propriétaires, pas tellement fiers, d'une chaudière qui méritait sa place au musée et qui consommait énormément. Les chaudières ordinaires, sans condensation, qui datent d'il y a plus de vingt ans consomment un tiers de plus que les chaudières à condensation. En effet, ces dernières récupèrent la chaleur des gaz brûlés pour chauffer la maison. "Grâce à ce principe de récupération, les chaudières à condensation atteignent un rendement nettement supérieur", confirme Laurent. "Nous avons contacté un installateur de Viessmann qui nous a conseillé un modèle de 1.590 euro qui répondait à toutes les prescriptions du formulaire de Bruxelles Environnement pour obtenir la prime. L'investissement total, y compris l'installation, s'élevait à 4.800 euro, dont nous avons récupéré 1.400 euro (40kW – revenus moyens). Le solde, soit 3.400 euro, nous le récupérerons en   5 ans. En effet, grâce au remplacement de la chaudière, nous économisons 30% des frais d'énergie. Pour nous, cela revient à 650 euro de gaz par an."

Quatrième étape : isoler la façade ou les murs extérieurs 


La famille Mahieu de Bruxelles a isolé les murs extérieurs de sa nouvelle cuisine avec l'isolation extérieure Powerwall®. "Isoler par l'extérieur présente l'avantage de ne pas perdre de place à l'intérieur tandis que, comme les panneaux en polyuréthane sont minces, ils n'ont pas trop empiété sur la terrasse. Ces panneaux d’isolation ont en effet une très bonne valeur d’isolation." explique Pierre Mahieu. "Mais l'avantage majeur des panneaux est la suppression des fuites d'énergie grâce au système d'assemblage à rainure et languette. En outre, leur excellente valeur lambda fait qu'ils atteignent des performances thermiques supérieures même pour une faible épaisseur. J'ai dépensé environ 1200 euro de matériaux et 750 euro de frais d'installation pour l'isolation extérieure, dont j'ai récupéré 75% de la Région de Bruxelles-Capitale. Avec une épaisseur de 5 cm nous atteignons une valeur R >2. Cela m'a permis d'obtenir une prime de 80 euro le m², plafonnée à 75% de la facture. Les panneaux ont été recouverts des briques de parement de Terca de la même couleur que les existantes. Les briques de terre cuite de Terca sont renommées pour la stabilité de leur forme et leur résistance aux chocs. En outre, elles ne nécessitent pas d'entretien, résistent au gel et sont régulatrices d'humidité. Elles atteignent une durée de vie de 150 ans. S'ils conservent la maison, mes enfants, petits-enfants et peut-être même mes arrière-petits-enfants pourront jouir d'une cuisine bien isolée."

Marianne Lagast a isolé les façades avant et arrière de sa maison mitoyenne à Namur en insufflant des flocons de laine de verre hydrofuges Yello-by-ISOVER dans la coulisse de 6 cm entre le mur extérieur et le mur porteur. C'est la méthode idéale en présence d'un double mur construit avec un vide. L'intervention est réduite, les frais minimes et le résultat se ressent immédiatement. Les pertes de chaleur à travers les murs sont en effet réduites de 2/3. Pour Marianne, cela correspond à une économie de frais de chauffage d'environ 30%. Et cela, après une intervention qui, pour 115 m², a coûté à peine 1.350 euro. Elle a payé 2.500 euro pour l'achat et la pose de l'isolant par un installateur Yello-by-Isover agréé et a obtenu un remboursement de 1.150 euro (R>1,5 = 10 €/m²).